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La jalousie
Noura Benyahya
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Si l’on devait définir la jalousie on pourrait dire qu’il s’agit d’un sentiment éprouvé envers autrui par rapport à une chose qu’il possède et que l’on n’a pas. L’appréhension de ce sentiment incoercible diffère d’un individu à l’autre. Et malheureusement reste très répandu dans les sociétés. Le prophète mettait souvent en garde contre ce fléau en le considérant comme étant l’une des deux maladies les plus néfastes qui ravage les sociétés. A ce sujet il dit : « Vous avez été éprouvés par les maladies des gens d’avant vous à savoir la jalousie et la haine, c’est le rasoir non pas celui qui rase les poils mais plutôt celui qui rase la foi » (Ahmad).

On remarque, en règle générale, que la jalousie est perçue comme un sentiment néfaste envers autrui accompagné forcément d’hostilité et de dépit. Pourtant ce n’est pas toujours le cas. En effet, nous verrons qu’elle peut parfois se révéler extrêmement positive pour le développement de l’individu en éveillant en lui le désir d’égaler voir de surpasser l’autre, ce qui est loin d’être négatif car comme le dit Allah : « Concourez vers le bien » S-2, V-148.

L’étude des textes religieux démontre l’existence de trois types de jalousie plus ou moins honorables que l’on répertoriera et nommera ainsi : la jalousie productive, la jalousie obsessionnelle ou maladive et enfin l’envie.

La jalousie productive

En réalité, l’islam ne blâme pas celui qui ressent de la jalousie mais plutôt l’acte qu’il commet en retour. Effectivement, le sentiment de jalousie est naturel ce qui importe c’est la manière dont il va se traduire. Autrement dit, si le fait de jalouser quelqu’un de plus pieux que nous conduit à vouloir l’égaler ou le surpasser sans pour autant éprouver du mépris envers cette personne dans ce cas il n’y a aucun mal. Cela peut même s’avérer fortement bénéfique et jouer un rôle moteur, on parlera alors de « bonne jalousie ». On peut citer l’exemple du hadith dans lequel le prophète dit : « Il n’y a de jalousie positive que vis-à-vis de deux personnes ; un homme à qui Allah a donné le coran, il le pratique à longueur de journées et de nuits et celui à qui Allah a donné la richesse, il la dépense dans le bien à longueur de journées et de nuits » (Bukhari)

En somme l’effet de la jalousie sur la personne se révèle ici fructueux puisqu’il stimule une concurrence louable et loyale.

La jalousie obsessionnelle

Par extension, dans le cadre d’une relation amoureuse, il peut être question d’un autre type de jalousie dite obsessionnelle ou maladive. Lorsque le jaloux estime qu’une deuxième personne se comporte pour un tiers, un groupe ou une chose d’une façon qui devrait lui être réservée parfois même exclusivement. A tel point qu’il en conçoit du ressentiment et des reproches contre les autres. Cette jalousie fréquente dans les relations amoureuses s’avère dévastatrice. En effet, on rencontre des cas insensés où certains hommes jalousent toutes personnes qui prétendent entretenir une relation avec sa femme ou inversement des femmes pleines de mépris à l’égard de celles qui fréquentent leur mari malgré la nature strictement platonique de leurs rapports. Cette jalousie extrêmement pernicieuse sème la discorde dans les couples et aboutit souvent à la séparation.

Rappelons qu’à l’époque du prophète, une femme a demandé le divorce simplement parce qu’elle trouvait insupportable les dérives de son mari sous le joug de sa jalousie démesurée. Considérant sa demande légitime, le prophète accepta le divorce. Vaut mieux donc se garder d’aborder la vie en couple sous cet angle et surtout arrêter de se défendre en justifiant nos actes par le fait d’être trop épris de son partenaire. Ceci ne ressemble ni de près ni de loin à de l’amour.

La plus grande preuve d’amour se témoigne par le respect de la personne en tant qu’entité à part entière et non comme un objet nous appartenant. D’autant plus que celui ou celle qui sait qu’il possède la confiance de son partenaire se sent certainement plus sûr de soi et plus serein.

L’envie

Un troisième type de jalousie (tout aussi délétère que la jalousie maladive) revient à ne pas admettre qu’une personne puisse posséder ce dont on est soi-même privé jusqu’à souhaiter la perte ou le déclin de ses biens injustement. Dans ce cas, le jaloux se pose en victime comme s’il avait été lésé estimant être plus digne de recevoir. C’est ce genre de jalousie qui a conduit Satan à commettre le premier péché de désobéissance envers notre Seigneur comme le dit le prophète : « Méfiez-vous de la jalousie, car la jalousie est le premier péché qui a conduit à la désobéissance à Allah dans le ciel et sur la terre. Dans le ciel, lorsque Iblis a renoncé à se prosterner devant Adam, s'adressant à Allah : Tu m'as créé de feu et lui, tu l'as créé de limon ». S. 7- v.12. En outre, ce même sentiment de jalousie dicta à Caïn, le fils d’Adam, de tuer son frère Abel : « Mais l’âme de l’autre l’incita à tuer son frère; alors il le tua et fut dès lors du nombre des perdants. » S. 5 – v.30.

En définitif, lorsque l’avancement de l’autre matériel ou spirituel suscite l’agacement voir l’intolérance alors l’équilibre est rompu. Il devient urgent d’agir avant de commettre l’irréparable.

Combattre la jalousie

«O fils d'Adam! Pourquoi envies-tu ton frère? Les bienfaits qu’Allah lui a accordés sont les signes de Sa générosité; pourquoi envies-tu celui qu’Allah Très-Haut a honoré? Si son état était autrement tu n'envierais pas celui qui serait destiné au feu!»

Cette parole de l’imam Al Hassan Al Basri renferme sans doute l’une des clés qui permet d’échapper aux pièges de la jalousie en suggérant de prendre le problème à contre pied. Autrement dit, en se rappelant de l’identité de celui qui distribue les bienfaits aussi bien matériels que spirituels. Alors il apparait clairement qu’Allah est le seul détenteur et qu’il fait ce qu’il veut. Il donne et retire à qu’Il veut et quand Il veut. Par conséquent envier s’assimile à douter en quelques sortes de l’impartialité du Tout Puissant en remettant en cause sa volonté. Autrement dit, les bienfaits des autres ne doivent pas être ressentis comme un affront à notre égard mais comme le vœu du tout puissant. Lui seul sait ce qu’Il fait et pourquoi Il le fait.

Il est aussi important de prendre conscience de la gravité de ce sentiment car comme dit le prophète : « Gardez-vous de la jalousie, car elle consume les bonnes œuvres, comme le feu consume le bois » (Rapporté par Abou Dawûd). Et de chercher refuge auprès d’Allah contre cette maladie : « Et préserve-moi contre l’envieux lorsque son envie se manifeste ».Sachez que lorsque notre bien aimé le prophète se sentait envieux, l’arc ange Gabriel venait à lui et le guérissait par cette invocation : « Au nom d’Allah il te protège, et de toute maladie il te guérit, et contre le mal de l’envieux lorsqu’il envie et contre les méfaits du regard jaloux » (Muslim). Et dans un autre hadith il est rapporté : « Ne se rencontreront jamais dans la poitrine d’un homme la foi et la jalousie » (Nassai).

Enfin pour conclure nous vous invitons à méditez sur la parole d’Allah : « Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux.» S.49-V.13.

Eduquons nos cœurs à ne pas s’attarder sur les bonnes grâces d’ici-bas : des jouissances éphémères, qui ne franchiront pas le seuil de l’au-delà. En revanche consacrons nous à anoblir nos caractères et nos actes afin qu’ils intercèdent en notre faveur le jour où il n’y aura plus de grades, plus de liens de parentés. Le jour où l’on pourra lire dans les cœurs comme on lit dans un livre ouvert.

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Vie de couple chez les Musulmans

Je n’aime plus mon mari

L’imam Bukhari et Nasai rapporte que la femme d’un compagnon nommé Seyidna Thabit ibn Qays, que Dieu l’agrée, est venu voir notre maître le prophète, paix et salut sur lui, et lui dit : « O messager d’Allah, je ne reproche rien à Thabit ni dans sa moralité ni sans sa pratique religieuse mais je ne le supporte plus parce que je ne l’aime plus », et notre maître le prophète, paix et salut sur lui, lui dit : « Qu’est ce qu’il t’avait donné comme dot ? », elle répondit : « un jardin ». Il lui dit : « Est-ce que tu peux lui rendre son jardin alors ? », elle dit oui et notre maître le prophète, paix et salut sur lui, dit à Seyidna Thabit ibn Qays, que Dieu l’agrée: « Accepte le jardin et répudies la ». Ce hadith est clair, la femme ne peut être retenue otage auprès d’un homme qu’elle n’aime plus et pour se libérer de lui il lui faut rendre la dot qu’il lui avait offerte, comme le stipule le verset 229 de la sourate 2. Nous rappelons que le divorce est une solution à laquelle il faut mûrement réfléchir.

Mickael Sall

il y a 2 mois

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Comment me comporter avec ma belle famille

Le mariage ne sert pas seulement à unir deux être mais il unit aussi deux familles qui ne formeront plus qu’une à part entière. De ce fait, il est du devoir des époux de se comporter avec le plus grand respect vis-à-vis des beaux parents car des liens de parentés ont été tissé dès lors où l’union a été contracté. « Les liens de parenté s'accrochent au Trône de Dieu en disant: "Celui qui nous respecte que Dieu reste lié à lui! Et celui qui nous rompt, que Dieu rompe avec lui ". » (Bukhari).

Toutefois, il incombe aux beaux parents de respecter la vie privée de leurs enfants, à ne pas faire de distinction avec le gendre ou la bru et de les considérer comme des membres de la famille à part entière. De même que l’on ne doit pas abuser en leur imposant ou en attendant d’eux des choses que l’on ne saurait obtenir de ses propres enfants.

Saadia Agdar

il y a 2 mois

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Conséquence de la conversion sur un mariage antérieur

Lorsqu’une femme se convertit laissant son mari dans son ancienne foi, alors les oulémas, toutes écoles juridiques confondues, s’accordent sur un fait : la femme dispose d’un délai de viduité, si son mari la rejoint dans sa nouvelle foi alors le mariage reste valide. S’il ne se convertit pas, alors ils devront être séparés se référant ainsi à certaines sources comme Sayda Zaynab, que Dieu l’agrée, la fille du prophète paix et salut sur lui, qui était l’épouse d’Abi al-As Ibn ar-Rabi avant l’Islam. Quant elle se convertit son mariage fut dissous et elle rejoignit son père. Ensuite, quand le mari se convertit, notre maître le prophète, paix et salut sur lui, lui rendit sa femme (Tarmidhi). Et selon Seyidna Anas, que Dieu l’agrée: « Abou Talhata a épousé Um Salim et la dot offerte était l’Islam car la femme s’était convertie avant l’homme et quand celui-là a demandé sa main, elle lui dit : si tu te convertis, je t’épouse » c’est ainsi que l’Islam a constitué la dot dans ce mariage (Nassaï). Ou encore la fille de Seyidna Walid Ibn al-Moughira, que Dieu l’agrée, femme de Seyidna Safwan Ibn Umayya, que Dieu l’agrée, qui s’était également convertie avant son mari et le mariage avait été dissous. Puis il s’est converti et a repris sa femme. (Muwatta)

De même que Um Hakim bint al-Harith ibn Hisham, que Dieu l’agrée, était la femme de Seyidna Ikrim ibn Abi Djahl, que Dieu l’agrée. Leur mariage fut dissous. Puis il se convertit dans le délai de viduité et reprit sa femme (Ibn Abi Shayba). Toutefois, certains juristes divergent sur la durée de cette période d’attente entre un minimum de trois mois et le temps nécessaire pour permettre au mari d’apprendre à connaître les enseignements de sa foi. Parmi les contemporains, il y a de plus en plus de savants qui considèrent que cette séparation dû à la conversion n’a plus lieu d’être, surtout lorsqu’il y a des enfants en jeu.

Mickael Sall

il y a 2 mois