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Comment bien choisir sa moitié ?
Lucie Dupuis
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« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » (s.30, v.21)

Le mariage doit être une source de paix et de bien-être. Or ceci n’est possible que si les deux personnes sont en harmonie. La question du choix d’un partenaire est déterminante, car elle est le point de départ d’un avenir commun, une décision qui engage pour la vie. C’est pourquoi il convient de baser son choix sur de solides critères, afin d’éviter les déceptions, ou pire encore, le divorce, à propos duquel le Prophète a dit « De toutes les choses que Dieu a rendues licites, le divorce est celle qu’Il déteste le plus ». Cet article propose donc quelques pistes pour guider toutes celles et ceux qui souhaitent un mariage serein.

Pourquoi lui ou elle ?

vant toute chose, il faut rappeler que le mariage est le résultat d’un choix personnel. S’il est évidemment permis de demander conseil, le partenaire ne peut en aucun cas être imposé, et ceci par quiconque. Notre Prophète nous fait savoir que le choix de l'âme sœur peut porter sur quatre choses à savoir : « la richesse, la noblesse, la beauté et la piété ». La beauté peut naturellement influencer la décision, car il est toujours préférable d’épouser une personne qui nous plaît. Il convient cependant de souligner que la beauté seule ne garantit rien, et qu’il serait dangereux d’épouser quelqu’un pour la seule raison de son physique.

Quant à la richesse, il est vrai qu'à l'heure actuelle, le matérialisme gagne du terrain, surtout dans les sociétés modernes, ce qui pourrait pousser certains à considérer la situation financière de la personne comme étant, à tort bien sûr, le pilier le plus important du mariage.

D'autre part, le sens de la noblesse dans ce hadith signifie plutôt la noblesse familiale et le rang de celle-ci. En d'autres termes, épouser un tel parce qu'il est fils d'un tel ou d'un tel... La piété enfin, est le premier critère qui doit faire pencher la balance de notre décision, comme le mentionne si bien le Prophète lorsqu'il dit: " Choisis la piété et tu ne t’en mordras pas les doigts". Et il dit aussi : « S’il vous vient une personne dont vous agréez sa moralité et sa religiosité alors mariez-vous sinon il règnera sur Terre une grande tentation et une grande turpitude ». Ceci nous oblige à nous intéresser à la notion de piété, car malheureusement aujourd’hui pour de nombreux musulmans, la piété se mesure à la longueur de la barbe, ou au nombre de centimètres carrés que recouvrent les vêtements de la femme. Or ces idées ne valent rien. Il est préférable de choisir une personne dont le comportement reflète la croyance, une personne qui connaît la discrétion, la pudeur, et par-dessus tout une personne qui a des vertus et des principes. Si l’apparence doit refléter la piété, ce n’est en aucun cas dans des choix vestimentaires extrêmes. La piété à elle seule offre la possibilité d’un mariage stable : un conjoint qui respecte sa religion ne saurait être une source de discorde dans le couple. Le choix d’une personne qui a des convictions et des principes donnera des fondations plus solides au mariage, et permettra au croyant d’avancer dans sa foi. En résumé, ces paroles du Prophète doivent interpeller tous ceux qui veulent faire une rencontre : « Ne cherchez pas la beauté chez les femmes car elle peut les empirer, ni l’argent qui peut les faire sortir de leurs limites, cherchez celles qui sont pieuses.»

La compatibilité

Afin d’éviter toute mauvaise surprise, il est essentiel de parler, d’apprendre à se connaître avant le mariage. D’abord pour vérifier que les deux personnalités sont compatibles. Ceci nécessite une grande honnêteté de chaque côté, car il ne faut pas oublier que par la suite, les deux êtres seront amenés à vivre ensemble et à tout partager. Chacun doit donc être capable de ne rien dissimuler avant de s’engager. Il faut également vérifier que tous les deux aspirent à la même chose. S’engager à deux sur un chemin implique que celui-ci soit unique, sans quoi il sera difficile de s’entendre et de s’aider mutuellement. Il faut encore s’assurer que la personne nous plaise physiquement. Cela n’est pas interdit, comme nous le montre le hadith du Prophète : « Si vous voulez vous marier avec une femme alors, si vous pouvez, regardez en elle ce qui pourrait vous séduire pour le mariage ». Enfin, rappelons que les échanges entre prétendants doivent toujours respecter les limites de la bienséance: rester pudique, éviter toute situation de promiscuité, et garder des propos décents.

Chers lectrices, chers lecteurs, le choix d’un conjoint doit être un choix réfléchi, guidé par la raison. Si les sentiments ont toute leur place dans un couple, ils ne doivent pas être aveuglants au point d’effacer ce qui pourrait causer la ruine ou le malheur dans le mariage. Pour finir, il ne faut pas être trop exigeant. Personne n’est parfait. Notre Seigneur nous dit : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante. Si l’un de ses cotés lui déplait, elle lui plaira par un autre. » Il est important donc, de ne pas oublier de mettre de la miséricorde entre nous, et de supporter les défauts de l’autre autant qu’il supporte les nôtres. Autant d’éléments qui aideront à protéger l’union sacrée du mariage et à garantir sa pérennité.

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Rencontre chez les Musulmans

Les femmes dans l’Islam

« Les femmes sont égales aux hommes » hadith Dans ce monde actuel, de plus en plus de voix s’élèvent contre l’islam. Cette religion qui aujourd’hui est la cible de multiples critiques et accusations. Les appels qui lui sont lancés pour le respect des droits de l’Homme sont dus essentiellement à la place de la femme, qu’ils jugent inhumaine, et non compatible avec les valeurs de ce siècle. On entend partout que la femme n’a aucun droit dans l’islam, qu’elle a plus de devoirs que l’homme, qu’elle vit dans l’humiliation et la soumission. La femme musulmane serait battue, voilée, lapidée, excisée, lésée dans son héritage, blessée et trahie dans ses sentiments lorsqu’elle subi la polygamie.

Avant d’aller plus loin, il faut rappeler qu’il est essentiel aujourd’hui avant de porter un jugement, de faire la différence entre l’islam, dans sa grandeur et sa pureté, et les musulmans, avec leurs traditions, leurs faiblesses, et leurs manières d’interpréter l’islam. Les musulmans ne sont pas toujours à l’image de l’islam. Ainsi donc tout grief à l’encontre de l’islam est donc de ce point de vue infondé.

Ces accusations au sujet de la femme qu’on entend tous les jours sont très récentes. En effet, au début de l’islam, les notables mecquois justifiaient leur refus de l’islam en disant qu’ils n’accepteraient jamais une foi qui n’est embrassée que par des femmes, des enfants et des esclaves. Avant, ils l’appelaient la religion des femmes, et aujourd’hui la religion des hommes.

Avant ils disaient que c’était une femme qui inspirait le Prophète et lui enseignait des récits anciens, comme le dit le Saint Coran : « Nous savons pertinemment qu’ils disent c’est un mortel qui lui souffle ce qu’il dit ». s.16, v.103 Et lorsqu’on les invitait à la foi ils répondaient « Voulez-vous qu’on croie comme ces faibles d’esprit ? » s.2, v.13, faisant ainsi allusion aux femmes, aux enfants et aux esclaves. Preuve que la situation s’est complètement inversée. Pourtant, il y a une chose qu’ils ne sauraient mettre en cause. Il s’agit d’une réalité historique, qu’aucune langue ne saurait éteindre : la première personne à avoir embrassé l’islam est une femme. En effet, alors que le Prophète revient du mont Hira, où le Coran vient de lui être révélé, sa femme Khadija a immédiatement cru.

Automatiquement, pas par contrainte ou par amour aveugle pour son époux, mais plutôt par conviction. Elle explique au prophète les raisons de sa foi par ces propos : « Tu es un homme véridique dans tes propos, bienfaisant avec ses proches, digne de confiance, autant de qualités qui font que jamais ton Seigneur ne te fera goûter l’humiliation. » (Bukhari) C’est à l’issue de cette discussion que l’ange Jibril est descendu, portant avec lui les premiers versets de la sourate Muddathir, lui disant : « O toi le vêtu d’un manteau, Lèves toi et avertit (ton peuple). Et glorifie ton Seigneur. » s.74 v.1-3

Une manière de lui dire, maintenant que tes arrières sont assurés, protégés par ta femme, maintenant que tu as été fortifié par ton épouse, tu peux te permettre d’inviter les autres à l’islam. « Et glorifie ton Seigneur » pour ses faveurs parmi lesquelles le soutient et l’assistance d’une femme noble, pieuse, fidèle et impliquée dans le message de son compagnon. Et miséricorde à Omar Ibn Al Khatab lorsqu’il dit : « derrière tout grand homme une femme ».

Il suffit tout simplement d’apprendre l’histoire pour savoir que dans l’islam la femme n’a jamais été précédée par l’homme, ni laissée en arrière. Comme lui, elle a cru, immigré en compagnie du prophète lorsqu’il fut victime de l’intolérance de son peuple, la femme a toujours su donner sa part à l’édification et la transmission des valeurs humaines et spirituelles à savoir celles de l’islam. Pour ne citer que quelques exemples, on ne peut exclure Seydatouna Aicha dans la science des hadiths, ni Seydatouna Hafsa dans la récitation coranique, ni Seydatouna Oum Salama dans l’exégèse du Saint Coran.

Chers lectrices et lecteurs, l’égalité entre les hommes constitue l’essence de tout message divinement inspiré et ceci en dépit de leurs races, couleurs, sexes, traditions et coutumes. On peut tout résumer en une phrase : « vous êtes tous issus d’Adam » (Abou Daoud). Face à l’islam, le mérite ne peut venir que de ce qu’on a acquis et la gratitude est l’exclusivité des bienfaisants quelque soit le sexe ou la race ou même le milieu social auquel ils appartiennent. Comme le montre le Coran : « Celui qui fait de bonnes œuvres, homme ou femme, du moment qu’il est croyant, nous lui donnerons la récompense digne de cela » s.16, v.97

Le véritable problème aujourd’hui est l’instrumentalisation que l’on fait sur le sort des femmes et la stigmatisation de certains. J’aimerais souligner ici, à titre personnel, que le combat féministe ne doit pas se concrétiser sous un seul modèle et ne doit pas devenir discriminatoire en excluant certaines femmes tout simplement parce qu’elles se revendiquent de tel ou tel courant idéologique, religieux ou culturel. Pour être féministe et défendre le sort des femmes dans les sociétés, on n’a pas besoin de se défaire de son identité et de sa foi.

La situation devient plus étonnante encore lorsque des voix s’élèvent pour parler au nom des musulmanes, voire leur imposer la manière dont elles doivent vivre leurs propres choix. L’heure n’est plus aujourd’hui à la colonisation des esprits ou la diabolisation des différences. Agissons. Unissons nous où que nous soyons afin de mettre fin aux injustices faites aux femmes. Rejoignons notre force à celle de l’islam pour dire à qui veut l’entendre : « Les croyants et croyantes sont tous des alliés. » s.9, v.71 , « Vous tous hommes et femmes êtes pareils aux yeux de votre Seigneur » s.3, v.195 , « elles ont autant de droits qu’elles ont de devoirs » s.2, v.228 « Comportez vous convenablement envers elles; et si vous avez de l'aversion pour elles, il se peut que vous ayez de l'aversion pour une chose où Dieu vous fasse grand bien. ».s.4, v.19. Ou encore « le plus noble auprès d’Allah reste le plus pieux » s.49, v.13. C’est cela, l’islam de l’égalité entre les peuples, races et sexes. Pour conclure sur ces versets, celui de la sourate Ahzab doit faire réfléchir : « Les soumis hommes et femmes, les dévoués hommes et femmes, les véridiques hommes et femmes, les endurants hommes et femmes, les pieux hommes et femmes, les bienfaisants hommes et femmes, ceux qui jeûnent hommes et femmes, les chastes hommes et femmes, ceux qui invoquent leur Seigneur, hommes et femmes ». s.33, v.35

Allah a pris soin de citer ses serviteurs à la fois au masculin et au féminin, pour faire tomber les tentatives de ceux qui pensent que le spirituel et le moral sont une exclusivité masculine. Malheureusement personne ne nuit à l’islam plus que les musulmans. Ceux qui pour asseoir leur domination sur la femme sont prêt à instrumentaliser la religion parfois sous prétexte qu’elle est « une perle qu’il faut préserver », et en choisissant de chosifier la femme ils oublient la parole du Prophète, qui s’est adressé aux croyants peu avant sa mort, lors du dernier pèlerinage : « Ô peuple! En vérité vos femmes ont des droits sur vous. Assurez-leur le meilleur traitement, vous les avez comme dépôt de la part de Dieu et vous avez pris possession d’elles par des paroles divines. Craignez donc Dieu en ce qui concerne les épouses et je vous ordonne de bien les traiter. » (Muslim)

En ce qui concerne l’héritage de la femme en islam, il est assez répandu dans les langues des uns et des autres que celles-ci ne prendrait que la moitié de l’homme. Cette accusation est infondée car en nous plongeant dans le droit islamique on se rend compte de la réalité suivante :

  • Il y a trente quatre cas dans lesquels dans l’héritage la femme se retrouve au milieu d’hommes.

  • On note quatre cas dans lesquels la femme hérite la moitié de l’homme.

  • Cinq cas dans lesquels la femme hérite et l’homme n’hérite rien.

  • Onze cas dans lesquels ils héritent au même niveau.

  • et quatorze cas dans lesquels la femme hérite plus que l’homme.

On voit difficilement où peut se trouver l’injustice ici. Quant à la polygamie, l’islam ne l’impose pas, ne l’ordonne pas et qu’il soit clair, il ne la recommande pas mais laisse à tout un chacun le libre choix d’être polygame ou non selon les cultures et civilisations et besoins. Toutefois, Allah dit : « Si vous pensez ne pas être équitable, alors tenez vous en a une seule » s.4, v.3

Parfois, à tort on justifie certaines pratiques coutumières par l’islam comme c’est le cas de l’excision. Il est bon à savoir que le prophète n’a excisé aucune de ses filles, et aucune de ses femmes ne l’a été d’ailleurs comme le souligne Omar : « Nous la tribu de Quraich, nous ne connaissons pas l’excision ».

Juger une chose sans la connaître est pur égarement. Diaboliser ce qui déjà nous fait peur ne nous guérit pas. Il ne faut pas faire de nos différences une division. Face à la diversité le dialogue s’impose. Les hommes vivront en paix le jour où ils saisiront la divine parole : « Ô vous les hommes nous vous avons créés à partir d’un homme et d’une femme, nous avons fait de vous des peuples et tribus différents afin que vous vous entre connaissez. ». s.49, v.13

Lucie Dupuis

il y a 2 mois

Rencontre chez les Musulmans

Approcher une femme déjà fiancée

L’interdiction pour tout croyant de faire des avances ou d’approcher une femme déjà fiancée en vue d’un mariage, relève d’un consensus juridique entre les différentes écoles. Elles se référent aux multiples sources dans lesquelles notre maître le prophète, paix et salut sur lui, interdit formellement à tout croyant de faire des avances à une femme déjà fiancée à un autre. (Bukhari, Muslim entre autre).

Mohamed Dahab

il y a 2 mois

Rencontre chez les Musulmans

Un homme qui serre la main aux femmes

Le fait pour un homme de serrer la main à une femme qui lui est étrangère suscite des divergences au sein des savants musulmans certains le rejettent tandis que d’autres l’acceptent. Vu la sensibilité de cette question nous allons ramener les preuves de chacune des deux parties.

1. Les arguments de ceux qui le réfutent :

  • Le hadith rapporté par Ahmad, An-Nassâ’î , par Ibn Mâjah dans lequel notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Certes, moi je ne serre pas la main aux femmes. ».

  • Celui rapporté par Bukhari et Muslim où Le Prophète (pssl) dit : « Chaque enfant d’Adam a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber :… la main dont sa fornication est le toucher…, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe. ».

  • Celui rapporté par Muslim selon notre mère Aicha (qu’Allah l’agrée) qui dit : « Je jure par Allah! La main d’une femme n’a jamais touché la main du messager d’Allah, Il prenait plutôt le serment d’allégeance des femmes verbalement. ».

  • Le hadith rapporté par Tabarani D’après Seyidna Ma`qil Ibn Yasâr, selon qui notre maître le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « Mieux vaut pour l’un d’entre vous de se voir planter une aiguille en fer dans la tête que de toucher une femme qui lui est interdite. ».

  • Toutes ces sources ont conduit certains à considérer le fait de serrer la main d’une femme étrangère comme étant proscrit.

2. Les arguments de ceux qui ne le bannissent pas :

D’autres savants affirment totalement le contraire et expliquent les sources prophétiques ci-dessus par une autre approche.

  • Par rapport au hadith a), ils disent que le Prophète (pssl) a utilisé le terme « إني » qui signifie « Certes, moi », ce qui est une tawkid qui démontre que le fait de ne pas serrer la main des femmes lui est une exclusivité qui ne concerne pas les autres musulmans. Comme lorsqu’ il est arrivé lors de l’hégire vers Médine, le compagnon Abou Bakr emmena deux montures qui lui appartenait et présenta la meilleure à notre maître qui lui répondit : « Certes, moi je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas », et Abu Bakr répondit « Ô Messager d’Allah, je t’en fais cadeaux », Notre Maître, paix et salut sur lui, lui dit : « Plutôt vend le moi et je te payerai plus tard ».

    Ici en analysant les deux phrases on voit la similitude :

    « Certes, moi Je ne serre pas la main aux femmes. »

    « Certes, moi Je ne monte pas un chameau qui ne m'appartient pas. »

    On retrouve dans les deux phrases le même terme « إني » : « Certes, moi » pourtant tous les ouléma s’accordent sur le fait qu’il n’est nullement interdit de monter une monture qui ne nous appartient pas, cela fait parti plutôt de ce qu’on appelle « les exclusivités prophétiques ». Pourquoi donc faire la différence avec le fait de serrer la main aux femmes. D’autant plus que le hadith c) d’Aicha illustre aussi le cas d’exception du Prophète (pssl).

  • Concernant le hadith b) où il est dit que la main fornique par le touché, il est très important de prendre en considération les réalités linguistiques car dans le vocabulaire islamique le verbe « toucher » est utilisé pour désigner pudiquement l’acte sexuel, et ceci dans les versets coraniques et hadith prophétique, comme cela est rapporté dans le commentaire de Seyidn a Ibn `Abbâs de la formule coranique : « ou si vous avez touché les femmes ». Ibn `Abbâs dit en effet : « Toucher une femme », dans le Coran cela signifie avoir un rapport sexuel avec elle. L’examen des versets coraniques où figurent cette expression confirme manifestement cette interprétation : « Elle dit : Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu’aucun homme ne m’a touchée ?" » s.19 v20; « Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées. » s.2 v237.

    Dans ce hadith, il n’est donc nullement question du fait de serrer la main d’une femme mais plutôt de caresser et de s’adonner aux préliminaires par le toucher en vue du péché. D’ailleurs on note à la fin du hadith b) : « et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe ». C’est aussi le cas pour le hadith d).

En ce qui nous concerne nous adoptons la vision du deuxième groupe d’ouléma qui ne voit nullement le mal à serrer la main aux femmes lorsqu’il n’est nullement mal intentionné.

Mickael Sall

il y a 2 mois