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Présentation d’Ahlul Bayt
Mohamed Dahab
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Nombreux sont les musulmans qui, à un moment donné de leur vie, ont entendu parler d’Ahlul Bayt. Certains en font une connotation qui renvoie au chiisme, or l’imam Chafi’i avait dit : « Si aimer le Prophète et sa famille c’est être un chiite, alors je suis le premier des chiites », car on lui reprochait de beaucoup trop manifester son amour pour la famille du Prophète. Pourtant, il n’est question d’aucune appartenance au chiisme car Ahlul Bayt est la fierté de tout musulman.

Allah a en effet vanté leurs mérites lorsqu’il dit dans le verset 33 de la sourate 33, Al Ahzab : « …Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison du Prophète, et veut vous purifier pleinement ». De ce verset, les oulémas ont établi plusieurs choses qui montrent les mérites de la descendance du Prophète. La première repose sur le fait qu’Allah veut les débarrasser de toute souillure, la seconde chose elle, révèle qu’il a décidé de les purifier totalement. Certains pourraient alors se poser la question quant à la différence qui existe entre se débarrasser de toute souillure et se purifier pleinement. La réponse est que ce verset en réalité, à montré le niveau de pureté intérieure et morale dans lequel Allah inscrit Ahlul Bayt. Un simple exemple illustrant cette différence pourrait être celui d’un récipient sale car lorsqu’on le débarrasse de ses souillures, il peut y subsister des odeurs ou des traces, et c’est là qu’intervient la purification, afin de ne laisser aucune trace de souillure.

Le but de cet article, chers lecteurs et lectrices, est tout simplement de présenter la famille du Prophète dans le but de permettre à tout un chacun non seulement de les découvrir, mais aussi de se rendre compte du rang qu’ils occupent, de leurs mérites et particularités afin que nous puissions tous faire partie de ceux qui réussiront lorsque le Prophète a dit : « Ma famille est semblable à l’arche de Noé, celui qui embarque à bord de cette arche réussira et celui qui s’en détourne se noiera ».

« Ahlul Bayt » et « Chourafas »

Etymologiquement, le mot « Ahl » ou « AAl » signifie dans la langue arabe les « gens de » ou « membre de » et « Bayt » se traduit par la demeure ou la maison. Il existe un autre terme couramment employé pour désigner la famille du Prophète, à savoir : « Al chourafa » pluriel de « cherif », les nobles. Employé de nos jours, ce terme désigne les descendants de l’union de la fille du Prophète, Fatima, avec le cousin du Prophète, Ali.

Le Prophète a dit : « Tous vos enfants, appelez les par leur père, et dans l’héritage, mettez les avec leur père, sauf les enfants de Ali, je suis leur père » (Tabarani). Il a aussi affirmé : « Hussein fait parti de moi et je fais parti de Hussein » (Tirmidhi) : tout ceci montre qu’il n’y a pas de dissociation entre le Prophète et sa famille. Dans n’importe quelle situation, la famille du Prophète reçoit de notre part une prière comme dans les salutations de fin de prière ou lors de l’appel à la prière ou encore à chaque fois que le nom du Prophète est évoqué.

Qui fait partie de cette noblesse ?

Le titre d’appartenance à la noblesse prophétique se décline en trois principales catégories. Tout d’abord, il y a ceux qui sont apparentés au Prophète en tant qu’ascendants, comme son père, Abdallah, sa mère, Amina , ses grand parents, ses six oncles paternels, Zubayr, Abbas, Al Harith, Abu Lahab, Abu Talib et Hamza, ses six tantes paternelles, Arwa, Umima, Atika, Safiya, Barah et Al Baydha, ou encore ses cousins dont l’imam Ali faisait notamment parti. Puis nous avons ceux qui lui sont apparentés en tant que descendants. On compte parmi eux ses sept propres enfants, Zainab, Roqiya, Um Kalthum, Fatima, Al Qasim, Abdallah et Ibrahim, ainsi que tous les descendants, jusqu’à aujourd’hui, issus du mariage de l’imam Ali et de Fatima, la fille du Prophète. Leur union a donné naissance à quatre enfants, Al Hassan, Al Hussein, Zainab et Um Kalthum. Et enfin, ceux qui lui sont apparentés à travers les liens du mariage, c'est-à-dire ses dix femmes : Khadija, Sawda, Aicha, Hafsa, Zainab Bint Khuzaim, Zainab Bint Ja’ch, Safia, Jouairia Maymuna, Umu Habiba, Umu Salam. Il faut noter que malheureusement, tous ne connaissent pas le même mérite, car le premier rang est tenu par ses enfants, suivi de ses proches parents et enfin de ses femmes. On peut ici se demander pourquoi ses femmes se retrouvent en troisième position dans le classement des plus méritants. C’est tout simplement parce qu’elles sont dans la possibilité de rompre leur lien avec le Prophète par le divorce puis de retourner dans leurs familles respectives, contrairement à ses ascendants et descendants. Il est tout à fait possible d’annuler les liens du mariage mais certainement pas les liens du sang. Mais tous constituent ceux que l’on appelle « Ahlul Bayt ».

Comment être sur de son appartenance à Ahlul Bayt ?

Pour être sur que l’on est chérif, c'est-à-dire que l’on fait partie de la descendance du Prophète Mohamed, il existe plusieurs manières de le vérifier, même si parfois la tâche s’avère quelque peu difficile ou sans espoir compte tenu de la mauvaise conservation des informations au fil des générations. Il faut tout de même avouer qu’il arrive, pour différentes raisons, que les preuves susceptibles d’être à même de témoigner de notre appartenance à la famille du Prophète, donc aux chourafas, se perdent ou disparaissent au fil du temps. Et c’est entre autres ce qui donne du courage à certains pour usurper le monde en se faisant passer pour des descendants du Prophète. Il semble difficile de comprendre ce que ce type de personnes ont à gagner en se donnant un titre qui n’est pas le leur, mais je dirais que c’est tout simplement pour en tirer profit, ou une notoriété, car parfois des faveurs sont faites à l’égard de la famille du Prophète. Il faut savoir que jusqu’à présent, il y a dans certains pays un réel traitement de faveur vis-à-vis des chourafas, parce que le Prophète a dit : « Je vous ai laissé derrière vous deux choses, si vous les préservez jamais vous ne serez égarés, c’est le Livre d’Allah et ma famille » (Tirmidhi).

Ceci étant, il n’empêche que certaines lignées ne laissent planer aucun doute quant à l’authenticité de leur appartenance prophétique. Elles sont à la fois connues de tout le monde et respectées. Mais au-delà du fait de se donner une notoriété non méritée, je tiens à rappeler une chose à ceux qui usurpent sans gêne cette identité, c’est que le Prophète lui-même a banni l’usurpateur d’affiliation paternelle. En d’autres termes, celui qui s’affirme membre d’une famille ou d’une lignée qui n’est pas la sienne. D’ailleurs si on prend le cas de l’Egypte, il existe ce que l’on appelle le collectif des chourafas d’Egypte, qui a établi trois critères sur lesquels on doit se baser, pour accréditer ou non la revendication d’un individu en tant que membre de la famille prophétique.

  • En premier lieu, il y a sa propre revendication. Il ne faut pas directement dénier celui qui s’affirme en tant que chérif car le Prophète a maudit celui qui dénie une personne qui affiche son appartenance à la famille du Prophète. En plus, il paraît clair que celui qui affirme son appartenance est le plus à même de savoir si il l’est ou pas.

  • Le second critère établi est le témoignage des gens de la ville, de l’entourage, du voisinage. On va donc interroger tous ceux qui ont côtoyé de près ou de loin des membres de la famille de l’individu en question afin de confronter les différents témoignages.

  • Et le dernier critère reste les preuves écrites, ou toute trace manuscrite, tout document qui pourrait justifier une telle appartenance. Les arbres généalogiques par exemple se trouvent chez beaucoup de famille de chourafas et sont ce qu’il y a de meilleur pour connaître plus en détail les noms de chacun des différents ancêtres qui nous lient au Prophète.

Jusqu’à présent, il existe, dans certains pays musulmans où l’amour, la considération et le respect du Prophète et de sa famille sont particulièrement ancrés dans la culture du pays et du peuple, des pratiques destinées à distinguer ceux qui font partie de la descendance du Prophète. Ces signes distinctifs peuvent se remarquer sur l’aspect physique, notamment lorsque l’on se vêtit de la couleur verte prophétique, lorsque l’on porte un turban vert ou blanc comme c’est le cas chez les sunnites, ou alors un turban noir (ou blanc pour les savants) chez les chiites. Il n’est pas rare non plus que certains des descendants du Prophète ajoutent à leurs propres noms certaines appellations telles que « Saiyed » ou « Charif » ou bien « Al Hassani » lorsque ceux-ci descendent de l’imam Al Hassan et « Al Husseini » pour la lignée de l’imam Al Hussein.

Les particularités d'Ahlul Bayt

La famille du Prophète se démarque du reste de la communauté car elle présente des particularités à la hauteur du statut de celui qui la représente, le Prophète. Il est particulièrement important de connaître le rang et le mérite de la famille du Prophète car sinon les actions seraient vaines. C’est d'ailleurs pourquoi l’imam Chafii a rédigé des poèmes pour cette noble famille, dans lesquels il dit : « Ô vous (la famille du Prophète) votre amour est une obligation qui nous est venue du Coran et il vous suffit comme honneur de savoir que tout musulman qui ne prie pas sur vous, ses prières ne sont pas acceptées ». Il considère aussi que la récitation des salutations Ibrahimites pendant la prière est une obligation sans laquelle la prière serait annulée. A la différence de celui-ci, les autres imams considèrent eux qu’elle reste fortement recommandée. Cela étant, savoir que la famille du Prophète est une protection pour la communauté, car Dieu ne descend pas de châtiment tant que la famille du Prophète est parmi elle, n’est certainement pas de trop, car ici réside la réussite de chacun.

Chacun des Hommes sera jugé sur la considération témoignée à l’égard de la famille du Prophète car il a dit : « Je n’attends de vous aucune récompense, je ne vous demande aucun salaire pour le rôle de messager, si ce n’est que je vous ordonne l’amour sur mes proches » et l’imam Chafii a affirmé dans des poèmes qu’il a lui-même rédigé pour la famille du Prophète : « Vous aimer est une obligation venant d’Allah qu’il a faite descendre dans le Coran ».

Autre particularité, il est interdit à la famille du Prophète d'accepter de recevoir une aumône quelle qu’elle soit. Le Prophète a dit à ce sujet : « Nous, Ahlul Bayt, il nous est interdit de recevoir une aumône… » (Muslim). C’est d'ailleurs pourquoi le Prophète avait repris une datte qu’un de ses petits fils avait entamée, puis avait retiré le morceau qui se trouvait dans sa bouche en lui disant : « Ne sais tu pas qu’il ne nous incombe pas de toucher à ça, la sadaqa et la zakat ? » (Bukhari). Il est cependant permis de leur faire des cadeaux mais certainement pas d’aumônes.

Le Prophète avait aussi affirmé que la droiture resterait en eux (la famille du Prophète) jusqu'à la fin des temps. Chose qui ne doit pas étonner certains car le Prophète a dit : « Les premières créatures à venir boire dans le fleuve Al Kawthar sont ma famille ». Il a aussi dit : « Toute femme qui enfantera, ses enfants porteront le nom de leur père, sauf les enfants de Fatima car je suis leur père » (hadith rapporté par Al Tabarani, Al Hakim, Omar, Jabir).

Chères lectrices, chers lecteurs, nous espérons qu’à travers cet article vous avez pu mesurer et comprendre ce que doit représenter le Prophète ainsi que sa famille en termes d’amour et de respect dans chacun de nos cœurs, et nous souhaitons que ceux-ci ne se voient jamais décliner jusqu’au jour de l’ultime rencontre.

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Histoire de l'Islam

La mosquée de Médine

Médine est la deuxième ville sainte de l'islam, après La Mecque. Nombreux sont les musulmans qui affluent dans cette mosquée surtout en période de Hajj afin de rendre visite au noble prophète et messager.

Médine tient une place considérable dans l’histoire de l’islam car c’est la terre d’accueil et de refuge pour le prophète et de ses partisans. En effet c’est après son émigration de la Mecque en l'an 622 après J.C du fait de persécutions que le prophète bâtit cette Mosquée. À l'époque préislamique Médine s'appelait "yathrib" puis "al madina al mounawarah" qui signifie la ville illuminée, bien évidement par la présence du prophète. C’est sur cette terre sainte que les fondements de l’islam prennent formes et que l’islam puise toutes ses forces. Cette mosquée est appelée et connu de tous sous le nom de « Masjid Anabawi » c'est-à-dire la mosquée du prophète dont la construction débuta seulement quelques jours âpres la première mosquée de Médine à savoir « Masjid Quba ». Il laissa le soin à sa monture de choisir le lieu où la mosquée serait bâtit qui s’arrêta sur un terrain inhabité. A son origine, la mosquée était bâtit sur environs deux mètres de hauteur sur une trentaine en longueur en brique avec comme toit des feuilles de palmiers. Une chambre où le prophète résida ainsi que son épouse Aicha était juste à coté de la mosquée.

La première extension de la mosquée fut sous le règne du deuxième calife de l’islam Oumar qui reconstruisit la mosquée en y rajoutant une partie de terre dans le coté nord. Puis à sa mort, il eu le privilège et l’honneur d’être enterré au coté du noble messager et de son prédécesseur Abou Bakr Siddiq. Puis sous le règne de ‘Uthman bin Affan en 649 la mosquée fut reconstruite et élargie du fait du nombre croissant de la populations. Malheureusement, la mosquée à travers le temps ne pu se défaire des lois de la nature et subit en 850 une foudre puis un incendie en 1257 après quoi, des travaux de reconstructions furent établit. A travers les différentes dynasties qui se sont succédées, la mosquée fut agrandit, rénovée et sans cesse perfectionnée afin de rendre hommage au prince des prophètes, guérisseur des âmes et espoir de toute l’humanité.

Durant la dynastie des Omeyyades, la mosquée chérifienne connut un grand changement surtout au niveau architectural. En effet le calife de l’époque appelé AL Walid, instaura des minarets et terrasses et le lieu se voit doté d’une superficie total de plus de 2000m². Durant le règne des Mamlouks, la mosquée fut agrandit avec la reconstruction de plusieurs de ses parties lui donnant un nouvel aspect et une plus grande capacité d’accueil. L’époque Ottomane quand à elle par le biais du sultan Mahmoud, érigea un nouveau dôme dans la chambre même du prophète qui succéda a celui réalisé par son homologue égyptien quatre siècle au paravent. De plus, la mosquée est dotée d’une nouvelle expansion de plus de 1000m². Un autre temps vient aussi marquer son œuvre dans l’histoire de la mosquée du prophète de part ses réalisations et extensions, c’est celle de l’époque saoudienne. En effet, les défis est enjeux n’étant plus les mêmes, la nouvelle génération a su aussi se démarquer et perpétrer cette lourde tache.

Des 1951, le roi Abdoul Aziz instaura un agrandissement de superficie d’environs 6000m² tout en gardant l’architecture Ottomane d’époque. Par la suite, la superficie se voit considérablement augmentée pour atteindre plus de 150000m² sous l’air du roi Fahd en 1985 ave une capacité d’accueil de 250000 personnes. Particularités: « Ibrahim a rendu sacrée la Mecque et a prié pour ses habitants, et moi j'ai rendu sacrée Médine » (Muslim). « La foi se réfugie à Médine comme le serpent se réfugie dans son trou » (Bukhari). « Que celui d'entre vous qui peut mourir à Médine le fasse, celui qui sera mort à cet endroit je serais pour lui témoin ou intercesseur le Jour de la Résurrection » (Tabarani). «Une prière dans ma mosquée est meilleure que mille prières ailleurs, sauf dans la mosquée Al-Haram ». «Quiconque visite ma tombe, mon intercession lui sera assurée »

Mohamed Sow

il y a 3 mois

Histoire de l'Islam

Les compagnons et Ahlul Bayt

Dans les précédents articles, nous avions vu leur rang et la place d’Ahlul Bayt dans cette communauté, comment est-ce que le coran et la sunna en ont parlé de façon belle. Mais une question subsiste c’est face à tous ces hadiths et versets coraniques, comment est-ce que les compagnons réagissaient face à l’amour du prophète et de sa descendance. Pour ne citer que quelques exemples, nous avons ramené les comportements de quelques compagnons parmi lesquels les quatre califes pour montrer leur vie avec Ahlul Bayt ainsi que l’estime qu’ils portaient pour eux. Comment les compagnons se comportaient avec la famille du prophète ? Les hadiths qui relatent les histoires et paroles des compagnons vis-à-vis de la famille du prophète sont innombrables. Leur comportement à leur égard était de l’ordre de l’exceptionnel. Nous espérons par cet article vous le faire découvrir.

Abu Bakr

Notre maitre Abu Bakr était le premier à montrer son amour pour la famille du prophète, il ne s’arrêtait même pas à ses descendant mais aussi pour ses ascendants. Il disait comme le rapporte Bukhari : « Que celui qui veut prouver son amour au prophète qu’il le prouve alors à sa famille ».

Les imams Bukhari et Muslim rapportent que le jour du dernier pèlerinage, Abu Bakr est venu avec son père, Abu Khuhafa, qui était particulièrement âgé pour rencontrer le prophète pour sa conversion à l’islam. C’est alors que le prophète lui dit à leur arrivée : « Tu as fatigué ton père ! Il fallait me prévenir afin que nous allions nous même à sa rencontre ». Puis lorsque le prophète a tendu sa main à Abu Khuhafa pour recevoir sa conversion et son allégeance, Abu Bakr s’est mis à pleurer. Le prophète lui a alors demandé pourquoi pleurait-il ainsi, il lui répondit : « Ô messager de Dieu, j’aurais souhaité que cette main qui vient se poser sur la tienne pour la conversion ne soit pas celle de mon père mais plutôt celle de ton oncle Abu Talib ». Tous les compagnons qui étaient présents se sont mis à pleurer à la vue de ce respect témoigné par Abu Bakr à l’égard de la famille du prophète.

Omar

Un jour notre maitre Omar est allé voir l’imam Ali pour lui demander la main de sa fille, Um Kalthum. Une fois sa demande faite, il a ajouté : « Ô Ali ne me le refuse pas car j’ai entendu le prophète dire : Tout lien de mariage et de sang disparaitra le jour de la résurrection sauf les liens relatifs à moi, de ce fait je veux me marier avec la petite fille du prophète ainsi je serais le beau-fils du prophète ». L’imam Ali lui a accordé sa fille en mariage. Plus tard, Omar à rencontrer Abu Saïd Al Khoudri et lui dit : « Ne me félicites tu pas ? », ce dernier lui répondit : « Pourquoi ? » et Omar lui dit : « Car je viens d’épouser la petite fille du prophète » (Ibn Saad).

Un autre jour, l’imam Hussein, le petit-fils du prophète est allé rencontrer Omar pour lui parler. Une fois arrivé devant la maison de Omar, il s’est aperçu qu’il y avait foule devant sa porte. Puis en voulant entrer dans la maison, il s’est rendu compte que Abdallah Ibn Omar, le fils de Omar, faisait lui aussi la queue pour entrer voir son père, ce qui a poussé l’imam Hussein à rebrousser chemin. Le fils d’Omar s’est donc permis de forcer le passage pour entrer et s’est empressé d’aller prévenir son père quant à la visite de l’imam Hussein. C’est alors que Omar est sorti sans même se couvrir d’un manteau ni porter des souliers afin de rattraper l’imam Hussein. Omar lui a dit : « Ô toi le fils du prophète, cela ne se fait point, tu viens jusque chez moi sans même entrer pour ensuite repartir comme si je te refusais l’accès de chez moi. Viens donc ! », L’imam Hussein lui a alors répondu : « je voulais certes entrer mais lorsque j’ai vu que ton propre fils attendait lui-même son tour pour te rencontrer, je ne me suis dit que ce n’est donc certainement pas à moi de forcer le passage ». Omar s’est soudainement effondré en sanglot en lui répondant : « Je jure par celui dont il n’y a aucune divinité mis à part lui que tu es dix mille fois meilleur dans mon cœur que mon propre fils », ce qui n’est point étonnant d’Omar car c’est lui qui rapporte que le prophète a dit : la dernière chose que le prophète nous a ordonné : remplacer moi dans ma famille.

Uthman

Il faut dire que c’est celui que le prophète a choisi pour en faire le mari de ses filles Roqya et Um Kalthum toutes deux décédées l’une après l’autre et n’ayant plus de fille à lui donner, il lui donna un tissu comme cadeau en lui disant : « si j’aurais une autre fille je te l’aurais donné » (Ibn Saad) et depuis le prophète l’a surnommé Zi Al Nourayn, le détenteur des deux lumières. Uthman est aussi le seul parmi les grands compagnons qui n’a pas assisté à la bataille de Badr car lors de celle-ci, sa femme, la fille du prophète était malade et le prophète lui a ordonné de ne pas venir à la bataille pour s’occuper de sa fille. Et à la fin de la bataille, le prophète a annoncé à tous ses compagnons qu’Uthman est un des combattants de Badr alors qu’il ne s’y était pas rendu.

L’imam Ali

La polygamie à l’époque du prophète était chose courante. Et lorsqu’Ali a épousé Fatima, il a voulu par la suite épouser une seconde femme, la fille d’Abu Jahl comme rapporté par Bukhari et Muslim. Mais Fatima n’était pas d’accord, elle s’est empressée d’aller voir son père et lui dit : « il parait que tu ne te mets jamais en colère pour ta famille alors sache que Ali veut prendre une seconde femme et cela me mets en colère ». Le prophète a ensuite appelé Ali et est monté sur le minbar et dit : « Fatima est une partie de moi, tout ce qui lui fait plaisir me fait plaisir et tout ce qui l’a met mal me met mal et je jure par Allah que la fille de l’ennemi d’Allah Abu Jahl ne se retrouvera pas avec le même mari de la fille du messager d’Allah Mohamed » (Bukhari). L’imam Ali abandonna sur le champ son projet de mariage et il a gardé Fatima comme son unique femme et ce jusqu’à la fin de la vie de celle-ci.

Abdallah Ibn Abbas

A chaque fois que Abdallah Ibn Abbas rencontrait l’imam Hussein, il lui demandait de lui montrer son ventre afin qu’il puisse le lui embrasser car le prophète embrassait le ventre de son petit-fils, lorsqu’il était enfant, à la vue des compagnons. Au départ, l’imam Hussein était retissant mais avec le temps, cela était devenu une telle habitude qu’avec le temps, l’imam Ali levait lui-même par automatisme son manteau afin de permettre à Abdallah Ibn Abbas de venir lui embrasser.

Zayd Ibn Thabit

On raconte qu’une fois, Zayd Ibn Thabit était descendu de son chameau pour embrasser la main de son élève, Ibn Abbas en lui disant : « C’est ainsi qu’on nous a ordonné de respecter la famille du prophète » (Bayhaqi).

Chers lectrices et lecteurs, après cet article, nous espérons vous avoir permis d’ouvrir les yeux et du fond de nos cœurs nous nous empressons de dire en guise de respect et de gratitude : « O seigneur accorde tes prières et salutations a notre bien aime le prophète, ses épouses, sa famille, ses compagnons ainsi que ses descendants jusqu’au jour dernier ».

Mohamed Dahab

il y a 3 mois

Histoire de l'Islam

Les épouses du prophète

« Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères »

Khadija

La première des épouses du Prophète, paix et salut sur elle, est Khadija bint Khuwalid. Il l’épousa avant le début de la révélation alors qu’elle avait quarante ans et lui vingt-cinq. De son vivant, elle n'eut pas de coépouse. Elle fut la mère de tous les enfants du Prophète excepté Ibrahim. Dès le début de la révélation, elle épaula son mari et l’encouragea dans sa nouvelle mission. Après le passage de l’ange Jibril qui lui révéla les premiers versets, Khadija lui adressa ses mots qui le réconfortèrent : «N'aies pas peur ! Dieu ne t’humiliera jamais. Par Dieu, tu sauvegardes les liens de parenté, tu parles avec véracité, tu gagnes honnêtement ta vie, tu maintiens les autres dans la droiture, tu donnes asile aux orphelins, tu ne t'appropries pas frauduleusement les dépôts, tu secours ceux qui n'ont rien, tu fais du bien aux pauvres et tu traites tout le monde avec courtoisie. » (Bukhari). Le Prophète, paix et salut sur lui, révéla le rang de Khadija au sein de l’islam et la place dans son cœur lorsqu’il dit : «Les meilleures femmes du paradis sont : Khadija bint Khuwalid, Fatima bint Muhammad, Mariam bint Imran et Assia bint Muzahim, femme de Pharaon» . Seydatouna Aicha rapporte que le Prophète, paix et salut sur lui, évoquait souvent le nom de Khadija et ne disait que du bien d’elle. Agacée, Aicha lui dit un jour : «Qu’as-tu à évoquer sans cesse une vielle femme ! Dieu ne t’a-t-il pas donné meilleure qu’elle ?» Le Prophète, paix et salut sur lui, lui répondit :

En outre, Khadija, que Dieu l’agrée, est la seule femme à qui l’ange Jibril passa le salut par l’intermédiaire du Prophète. Elle rendit l’âme trois ans avant l’hégire et trois jours avant le décès d’Abu Talib, l’oncle du Prophète.

Sawdah bint Zamaah

Après le décès de Khadija, le Prophète, paix et salut sur lui, épousa Sawdah bint Zamaah, la qurayshite, à La Mecque. Elle fut auparavant mariée à son cousin Al Sakran ibn Amr jusqu’au décès de ce dernier. Elle décéda à la fin du califat d’Omar Ibn Al Khattab.

Aicha bint Abu Bakr

Elle est la fille d’Abu Bakr Al Siddiq. Le Prophète l’épousa au mois de Chawal, deux ans avant l’hégire. Seule Aicha fut honorée par la prise de défense d’Allah lorsqu’elle fut soupçonnée d’avoir commis l’adultère. En effet, Allah révéla des versets coraniques pour l’innocenter. Seydatouna Aicha fut l’une des plus savante femmes de son époque. Elle rendit l’âme en l’an 57 de l’hégire.

Hafsah bint Omar

La fille d’Omar ibn Al Khattab naquit cinq ans avant la révélation. Elle fut mariée, dans un premier temps, avec le compagnon Khounais ibn Houzafa. Ce dernier participa à la bataille de Badr et d’Uhud. Il fut blessé au cours de cette dernière expédition. Il mourut de ses blessures ,à Médine, quelques jours plus tard.

Zaynab bint Khuzayma

Le Prophète épousa ensuite Zaynab bint Khuzayma bint Al Harith. Elle fut appelée «la mère des pauvres». Fille de Hind bint Awf, Zaynab fut d’abord mariée à Abdallah ibn Jahch avant que ce dernier décède lors de la bataille d’Uhud. A la suite de quoi, le Prophète l’épousa en l’an trois de l’hégire. Elle décédera deux mois plus tard alors qu’elle n'avait que trente ans.

Um Salama

Um Salama Hind bint Abi Umayyah Huzeifa fut la sixième épouse du Prophète. Elle était mariée auparavant à son cousin Abu Salmah ibn Abdul Asad. Ce couple fut parmi les premiers à se convertir. Il s'exilèrent tous deux en Abyssinie. Puis ils retournèrent à La Mecque pour enfin émigrer vers Médine. Abu Salmah participa à la bataille de Badr avant de décéder à celle d’Uhud. Um Salama décéda durant le califat de Yazid et fut la dernière des épouses du Prophète à mourir.

Zaynab bint Jahch

Zaynab fut à la fois la cousine et la femme du Prophète, paix et salut sur lui. Elle fut d’abord mariée à Zayd ibn Haritha. Dans le verset : «Puis quand Zayd eût cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser[…]» (33:37) il est fait allusion à elle. D’ailleurs, elle ne manquait pas de rappeler fièrement à ses coépouses : . Elle fut la première femme à rejoindre le Prophète après son décès.

Juwayriyya bint Al Harith

Fille d’al Harith, chef païen de la tribu des Banu Mustaliq, Juwayriyya se convertit à l’Islam et demanda au Prophète de l’aider à payer sa rançon pour sa libération. Le Messager de Dieu lui proposa alors de devenir son épouse. Aicha rapporte que lorsque le Prophète la libéra et l’épousa, il affranchit en même temps cent captifs de sa tribu. Aucune femme n’eut autant de bénédiction pour son peuple que Juwayriyya. Elle décéda en l’an 57 de l’Hégire.

Um Habiba bint Abu Sofiane

De son vrai nom Ramlah bint Abi Sofiane Sakhr Ibn Harb, Um Habiba fut la neuvième épouse du Prophète, paix et salut sur lui. Sa mère fut Safiyya bint Abil Aas et son père le célèbre Abu Sofiane. Um Habiba, est née dix-sept ans avant le début de la prophétie. Elle fut l’épouse, dans un premier temps, d’Ubaydullah ibn Jahch Al Asadi. Ils se convertirent et émigrèrent ensemble en Abyssinie. De leur union une fille naquit Habiba. Ubaydullah finit par tourner le dos à l’islam et devint alcoolique. A sa mort, le Prophète épousa Um Habiba, elle avait alors trente-cinq ans. Um Habiba mourut durant le règne de son frère, Muawiya.

Safiyya bint Huyayy

Safiyya bint Huyayy ibn Akhtab, descendante de Harun ibn Imran (frère du Prophète Mussa) fut à la fois descendante et femme de Prophète. Lors d’un combat remporté par les musulmans, Safiyya fut captivée. Le prophète lui donna sa liberté et l’épousa.

Maymouna bint Al Harith

Onzième épouse du Prophète, paix et salut sur lui, Maymouna s’appelait réellement Barrah et fut la tante maternelle de Khalid ibn Walid et Abdallah ibn Abbas. Elle fut mariée dans la période préislamique à Massoud Ibn Amr. Une fois divorcée, elle se remaria avec Abu Ruhm quelque temps avant le décès de celui-ci. Le Prophète, paix et salut sur lui, l’épousa ensuite en l’an sept de l’hégire. Après une vie heureuse et remplie de joie, elle décéda en l’an 51 de l’hégire à l'âge de quatre-vingt ans.

Ses concubines

En dehors de ses femmes, le Prophète, paix et salut sur lui, eut également quatre concubines : Maria bint Chamoun (la mère de son fils Ibrahim), Rayhana bint Zayd de la tribu juive Quraziya, et deux servantes dont une offerte par Zaynab bint Jahch.

Hedi Majdoub

il y a 3 mois